Prise en charge de l’autisme

Prise en charge de l’autisme

L’autisme et les Troubles du Spectre Autistique relèvent d’une pathologie globale du développement de l’enfant avec des déficits dans différents domaines cognitifs. L’autisme ne se guérit pas mais il est important de favoriser une prise en charge globale le plus tôt possible. Cela aura pour objectif d’améliorer le développement, l’autonomie et la qualité de vie de l’enfant ou l’adulte autiste. La prise en charge de l’autisme se développera entre autre autour du langage, de la communication non-verbale, de la reconnaissance d’autrui, de l’acquisition de l’autonomie.

Quelles sont les méthodes de prise en charge de l’autisme ?

Grâce au combat des associations sur l’autisme, les dispositifs légaux en vigueur en France ne cessent d’évoluer. Afin de sensibiliser la population à cette maladie et aux préjugés qui l’entourent, le rassemblement « Ensemble pour l’Autisme » a obtenu le label « Grande Cause Nationale 2012 ».

Les enfants souffrant d’autisme et de Troubles du Spectre Autistique sont ainsi considérés comme des élèves à part entière. Il est donc possible d’obtenir une prise en charge de l’intégration scolaire des enfants autistes. Ils sont ainsi rattachés à l’établissement scolaire le plus proche de leur domicile ou vers un autre établissement. En France, il est recommandé de les scolariser les enfants en crèche et en maternelle afin de développer leurs capacités sociales et de langage. Pour faciliter l’intégration des enfants autistes en milieu scolaire, un Projet Personnalisé Scolaire (PPS) est mis en place. Il a pour objectif de guider l’enfant durant son apprentissage scolaire. L’enfant peut aussi bénéficier d’un accompagnement par une auxiliaire de vie scolaire (AVS).

La notion de prise en charge de l’autisme peut être entendue de deux façons.

Soit, sous l’angle de l’accompagnement, permettant de prendre en charge dans son quotidien une personne autiste. Cette prise en charge de l’autisme infantile ou adulte devra suivre les techniques et méthodes recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Soit, sous l’angle strictement administratif et financier, faisant référence aux allocations qui peuvent être sollicitées par les personnes autistes ou leur famille selon les situations.

Nous détaillons ci-dessous les caractéristiques de ces deux méthodes de prise en charge de l’autisme.

Prise en charge de l’accompagnement de l’autisme

Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe pas de traitement capable de guérir l’autisme. Les chercheurs et thérapeutes proposent différents programmes d’intervention et plusieurs modalités de prise en charge de l’autisme. Selon le type et le degré d’autisme, ces méthodes peuvent être utilisées en même temps et de diverses manières. C’est ainsi que les modèles souples, ouverts et coordonnant plusieurs modalités de prise en charge de l’autisme sont à privilégier.

Pour la prise en charge des personnes avec autisme ou autres Troubles du Spectre Autistique, il est recommandé de se baser sur 3 grands volets. Ces volets sont à adapter selon la personne avec autisme :

  • Éducatif : l’objectif est l’autonomie de la personne
  • Pédagogique : l’objectif est l’ensemble des apprentissages
  • Thérapeutique : l’objectif est la santé mentale et physique de la personne

Ces différentes méthodes de prise en charge de l’autisme infantile et adulte ont pour objectif d’améliorer la qualité de vie de la personne en encourageant la communication et en favorisant l’adaptation sociale. En voici les éléments principaux :

  • Associer la personne autiste et ses parents, ou son représentant légal : l’objectif est de les impliquer dans l’accompagnement et l’élaboration du projet de vie.
  • Être attentif à la fratrie et à la famille élargie : l’objectif est d’apporter une attention et des réponses aux questions par rapport aux répercussions que peuvent avoir les troubles de la personne avec autisme.
  • Évaluer régulièrement le développement de la personne autiste : l’objectif est de suivre son évolution et d’ajuster si besoin les interventions.
  • Lier l’évaluation et le projet personnalisé : les interventions proposées doivent être adaptées au niveau de compétences de la personne autiste.
  • Intervenir précocement de manière globale et coordonnée : l’objectif est d’amener des approches personnalisées dans différents domaines comme l’éducation, le comportement, le développement, la psychothérapie.
  • Encadrer les prescriptions médicamenteuses : l’objectif est d’informer la personne autiste et la famille sur certaines prescriptions pouvant être utiles au traitement des troubles associés à l’autisme mais pas à l’autisme en lui-même.
  • Assurer la continuité et la complémentarité des interventions : l’objectif est d’accompagner et de s’assurer que la personne autiste bénéficie d’interventions et d’un suivi personnalisés tout au long de son parcours de vie. Notamment lors des périodes de transition telles qu’un changement de structure, un changement d’équipe encadrante, un déménagement, une réorientation scolaire etc.

Prise en charge financière de l’autisme

On ne peut nier que la charge financière pour les autistes est très coûteuse. Il existe cependant diverses aides financières, bien qu’elles ne puissent couvrir la totalité des charges. Parmi les aides financières liées à l’autisme, il y a :

  • La sécurité sociale : pour tout ce qui est médical ou paramédical. On peut ainsi obtenir une  prise en charge orthophonique de l’autisme, une prise en charge psychomotrice, une prise en charge des consultations de pédopsychiatrie ou neuropsychiatrie. Il est aussi possible de demander une prise en charge liée à l’ergothérapie autisme ou à une infirmière pour l’enfant ou l’adulte autiste.  
  • La CAF et le Conseil Général : prennent en charge des frais autres que les frais médicaux. Par exemple, ces organismes peuvent attribuer une aide si l’un des parents de l’enfant autisme doit réduire ou cesser son activité professionnelle. La prise en charge peut aussi être liée aux interventions de type psycho-éducatif ou développemental, aux interventions paramédicales hors champ de l’assurance maladie telles que la psychomotricité et l’ergothérapie, les frais de formation liées au handicap.
  • Les compensations financières : attention toutefois, car chaque offre est incompatible avec les autres !
  • AEEH : Allocation d’Education pour Enfant Handicapé pour les parents ayant un enfant handicapé de moins de 20 ans à charge. Cette allocation dispose de compléments par la CAF.
  • AJPP : Allocation Journalière de Présence Parentale, liée à la CPAM (congé de présence parentale).
  • PCH : Prestation de Compensation du Handicap, aide financière versée par le Conseil Général. Elle est destinée à rembourser les dépenses liées à une perte d’autonomie.
  • L’allocation interministérielle pour parents d’enfants handicapés (selon la situation).

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS), a publié, en mars 2012, des recommandations officielles de bonnes pratiques de prise en charge dans le cadre du plan Autisme.

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